Tuesday, November 25, 2008

sejour au Japon - le 25 Novembre 2008



Chers professeurs,

Le monologue a été filmé le 23 Novembre.
Mon frère et moi avons joué chacun son tour.
Ce qu'on s'était donné du projet était seulement le même texte de " Pour préparer un oeuf dur ", nous n'avions aucune idée de l'interprétation de l'autre.

Finalement ce projet a été une expérience intéressante qui montre qu'un texte peut varier son image selon la compréhension chez les lecteurs, puis l'accès au rôle est entrepris très différemment entre frère-soeur.

Au début, la recherche/capture des éléments " Très japonais " à travers l'interprétation par un acteur japonais était l'idée principale de ce projet.
Comme cet acteur était mon frère, une autre préoccupation s'est ajoutée, celle du lien familial.

Je trouve que ce lien est super compliqué à cause de l'illusion collective/familiale. En fait, c'est elle qui consiste le cadre de la famille en même temps d'être un ultime piège envers les membres de la famille.

Dans mon cas, depuis que mon frère est parti de la maison, notre relation Grand-Petit a commencé à changer en moi. C'est à ce moment-là que la recherche de ma propre identité s'est permise.
Après, durant 10 ans, on a dû s'éloigner dans tous les sens du terme.
Non, dès le départ on était très loin, différent. Ce qui a changé, c'est qu'on ne faisait plus attention à l'autre.
Pourquoi? Parce que nous croyions au cadre de Famille un peu trop.

Travailler avec ce frère que je ne connais plus trop, me paraissait bizarre.
Donc j'y ai vu une possibilité de trouver quelque chose.

Les Asiatiques ont le lien familial très humide, très très gluant et lourd.
Je constate, au Japon, que cela a déjà souvent été dit dans des films, dans l'histoire et dans les actualités parlant des enfants qui tuent leurs parents, les parents qui tuent leurs enfants et les parents qui tuent leurs enfant avant de se tuer eux-mêmes.

Pour entamer un projet sous le thème de " Très japonais ", je me suis pris la tête avec ce questionnement de la notion de Famille, c'est déjà très japonais !!


Tateishi Aya

Thursday, November 20, 2008

sejour au Japon - le 20 Novembre 2008

C'était l'année dernière, dans le cours de dessin, un exercice m'a très intéressée.

D'abord, il y a une ligne. Puis une autre se rajoute tout en considérant la relation et l'espace entre ligne. Et puis encore une autre et encore.
Finalement ça crée un monde de lignes.



En faisant ces lignes, ma tête,mon corps et tout ce qui est moi de matériel était devenu comme un tuyau pour transfère ces lignes de quelque part ailleurs.
Oui c'était très spirituel.

Puis j'ai eu une idée d'en faire sur les chaussettes.
Pendant que je maniais la machine, ça a été autant spirituel qu'en cours,
mais l'objet fini est devenu assez mignon.
Cela ne porte plus un air vivant.























Dorénavant, je serais plus sensible au chois d'outil...


























Sunday, November 16, 2008

sejour au Japon - le 16 Novembre 2008

le 16 Novembre 2008


Chers professeurs,
Il paraît que les japonais sont particulièrement forts pour travailler en détail, en petite échelle. Je suis d'accord, cela se manifeste déjà partout dans la vie.Politique, relation, langue, art, mode, commerce, musique... vraiment dans tous les domaines alors c'est ridicule d'énumérer comme ça. Et malheureusement, pendant que les détails préoccupent notre attentions, on se fait facilement avaler par des mouvements ou des manipulations de grande échelle .
Le mois dernier, quand j'ai discuté avec un élève de l'Université d'Art de Tokyo, on a parlé du système de nos évaluations de nos écoles. Ce qui m'a étonné, c'est que leurs professeurs ou le jury japonais ne demandent pas de références aux élèves. Les élèves avec qui j'ai discuté m'ont posé la question " C'est quoi les références? " " Mais tout ça, pour quoi faire? " Cela dit que dans le système d'éducation artistique du Japon, le jugement se fait quasi purement autour de l'objet et le questionnement ou la préoccupation de l'auteur, non pas dans l'échelle de l'histoire de l'art.Leur individualisation de discipline aussi m'a semblé étrange. C'est comme si le fait de voir le monde de l'art multidisciplinaire n'est pas considéré important, et que de garder chacun son propre univers, sa propre esthétique pour faire . Je trouve que ce mode de création est plus simple et peut-être on peut y voir les oeuvres plus naïves, mais il est à craindre que les artistes ne s'intéressent qu'au domaine dans lequel il est et les oeuvres deviennent leurs simple auto-satisfaction.
Pourtant je me pose des questions sur le jury français qui essaie de tout catégoriser et positionner, analyser et comprendre.Ils devraient savoir que ce qu'on ne comprend pas nous reste mystérieux. En plus à cause de ce genre de système, parfois un caca avec de belles argumentations passent , c'est le monde à l'envers. Jadis l'art a été de la magie, bijoux, quelque chose qui nous dépasse, mais après l'art est devenu les jeux intellectuels. Dans l'art contemporain, même si l'oeuvre nous captive avec sa magie, si elle n'est pas justifiée, ce n'est pas de l'art? C'est quoi maintenant le rôle de l'artiste? c'est le bon-parleur, non pas le métaphysicien? pas le lyrique? C'est ça le piège de vision globale. Revenons sur la petite échelle, l'important, c'est qu'on s'amuse bien de ce qu'on fait. Et de temps en temps on se permets d'entrouvrir la boîte de Pandore de l'histoire de l'art pour voir les bijoux que nos ancêtres ont laissés.
Quand on crée quelque chose, c'est pour montrer ce qu'il y a d'inexplicable dedans. Sinon, c'est plus simple d'utiliser les mots. A ce moment-là,ce n'est plus de l'art.
En conclusion, ma tête est si désordonnée...





Tateishi Aya

Monday, November 10, 2008

sejour au Japon - le 9 Novembre






le 9 Novembre 2008

Chers professeurs,
Il fait froid. Nous devons admettre que c'est l'hiver, alors chez moi, on a sorti le chauffage à gaz et l'a allumé, et on a mangé une fondue.
Hier, j'ai été au musée national de Nara pour l'exposition " Shosoin-ten" où on peut voir, pendant 14 jours, les trésors et les objets conservés depuis l'époque Nara(8e siècle).Plus de 9000 trésors ont été soigneusement gardés dans le grand entrepôt, nommé " Sho-so-in ", style Takayuka(haut-sol),et que ces biens culturels super importants appartenaient à l'empereur Shome et la rêne Komyo.Parmi ces 9000 objets, selon l'état de l'objet et la réflexion sur l'image globale de l'exposition, on sélectionne les trésors à exposer.
L'exposition était une sublime compétition de l'artisanat. Miroirs, rouleaux de documents officiels, bijoux, pierres précieuses, habit, outils de cuisine, matériels impériaux, objets décoratifs, table de jeux, flûte, cadeaux des pays étrangers, ceintures brodées sont des objets principaux dans cette exposition.Pas de tableau ni de sculpture.Ce sont plutôt les objets-document qui nous laissent imaginer la vie de l'époque.
Mais tous les objets sont très classe, on sent bien qu'ils sont faits avec beaucoup de respect et de délicate intention.J'ai eu l'impression d'y voir l'avant-art. L'esthétique de ligne toute droite de points cousus, de travail en mosaïque en boisqui dessine les oiseaux de 0.8cm, la simplification poétique des formes de fleur, rivière, vent, gens, lune, vagues, feuilles. La plupart des objets avaient trois, quatre ou cinq tons, la couleur est aussi simple qui fait que les japonais aimaient l'expression simplifiée et modérée dans la vie en général. Ce caractère nous est transmis, au milieu des mouvements générés et des valeurs qui changent, le goût pour la simplicité et le symbolisation nous procuraient la capacité d'imaginer des choses à partir de pas grand chose et parfois de rien. Bien sur que le bouddhisme est la mythologie japonaise sont des graines de la culture actuelle du Japon. Ces graines nous ont apporté le comment cuir du riz, le Ukiyo-e, Kabuki, kimono, Haïku, l'art de thé, calligraphie, humour japonais et aussi la langue.
Dans l'exposition, il y avait aussi des documents administratifs manuscrits.Dans un rouleau, il y avait marqué les mots d'excuse pour une négligence au travail. Puis à côté, les mots, avec maximum d'expressions qui montre beaucoup que l'auteur est très désolé, demandant le congé à cause de maux incessants d'unbouton sur la tête. c'était rigolo. L'écriture manuscrite porte de réelle présence de l'auteur, et que cela nous permet à sentir et imaginer pleinement la personne existée.
mmm-, cela rejoint à ce que je disais dans le rapport dernier ! (C'est avec des choses visibles qu'on peut voir les invisibles.)
Mais bon, de nos jours où il y a trop de choses visibles, parfois notre récepteur s'arrête. Con de capitalisme.





Tateishi Aya








Sunday, November 02, 2008

sejour au Japon -le 2 Novembre 08


le 2 Novembre 2008

Chers professeurs,

L'hiver nous guette et attend le moment de l'assaut comme tous les ans.

Je suis de nouveau à Osaka, ma ville natale. Ô cette ville industrielle qui tend une
grosse bande de la zone d'usines sur le port ! Ô les ferry ! Ô les cargo rempli de vieux vélo ! Où partent-ils? Un souvenir de la journée sportive dans laquelle on a tous fait le marathon sous l'air pollué de la fumée sortant des cheminées de l'usine de roue en caoutchouc, on s'en est tous fait mal aux poumons.
Ma chère enfance...

Un jour, à la tombée de la nuit, je me suis rendue compte que je n'avais pas de blouson ni de manteau. Cela me causera un problème très bientôt. Je suis allée en acheter au magasin, c'est un magasin de chaîne comme H&M en France. Dans ce magasin, je connais certains produits.
Au mois d'Août, quand je travaillais dans un atelier, on traitait des produits de ce magasin. Des gants en laine, des pull en cachemire, de petites couverture avec un sac et des chaussettes. C'est étrange de les retrouver en tant que acheteur.
J'ai crié " Vous étiez là ?! Vous allez ... Vous allez bien?!! ( pleurer ) ". Ce n'est pas vrai.

De l'art, n'a t-il pas la même racine que ce petit mensonge que je viens de dire?
De rajouter une petite mise en scène imaginée et on fait imaginer aux autres une réalité plus rigolo ou plus "vrai". Mais bon, maintenant qu'il y a toutes sortes d'art qui diffèrent les formes, motivations, manières et but, je ne peux rien dire d'intuitif...

Ce qui est invisible est beaucoup plus intéressant et important que les matériels. Mais pour montrer ou faire " voir (sentir)" ces invisibles, il faut les matériels.
Le choix et la création de ces matériels sont ce qui considéré comme art ?

Au Japon, on dit que l'automne est bon pour la lecture, pour la gourmandise, pour l'excursion et pour l'art.
C'est vrai qu'il n'y a presque aucune contrainte climatique extérieure, le soleil sourit en nous caressant les joues avec sa grande manche tombant, les petites brises nous rafraîchissent gentiment, cela nous permet de longues concentrations, on pourrait dire que c'est la meilleure saison pour les activités intellectuelles.
Mais une fois que je me suis faite prendre pas la réflexion interminable, qu'est-ce qui pourrait m'aider à m'en sortir?

Tateishi Aya

sejour au Japon -le 26 Octobre 08


le 26 Octobre 2008

Chers professeurs,

Triennale de Yokohama 2008 a lieu en ce moment.
72 artistes y participent et son thème est " Time crevasse ".

J'y suis allée hier et avant-hier.
Ce triennale n'était pas mal, avec deux oeuvres qui m'ont percé le coeur; une installation de Teshigawara Saburo, puis une installation de Jorge Macchi and Edgardo Rudnitzky , et quelques oeuvres d'autre d'intéressant.
Surtout l'installation de Jorge Macchi and Edgardo Rudnitzky était excellente ! Ce qu'on a fait là-dedans était un véritable voyage intérieur et antérieur, en même temps, l'oeuvre elle-même est une poésie à vide. J'ai vu, dans sa façon de la représentation, de même esthétique que celui de Stanley Kubrick dans le film " L' Odyssée 2001" .
Un ancien temple très vieux qui est un bien culturel important se prêtait à cette oeuvre. Le nombre de spectateur est limité à vingt à chaque présentation, beaucoup de règles nous ont été données, qu'on doit avancer sur la droite en y entrant, qu'on ne doit jamais rien toucher ni s'adosser à rien car tout éléments; colonnes, fenêtres, murs y appartiennent. Et qu'on doit rester planté debout, une fois que cela commence, plus de droit à bouger jusque à la fin. On est entré dans le temple où il n'y a rien de spécial, à peine une ampoule illuminant faiblement la pièce, ils referment la porte. Malgré toutes ces notices, nous ne savions pas du tout de ce qui se passerait. Je m'attendais à voir une performance avec des danseurs ou l'artiste, ou bien vu la faible lumière orangée, à entendre un monologue quelconque.
Mais j'ai été bouleversée, dans le silence total face à une ampoule, par des événements non-visuels mais tangibles, ultra-personnels et en même temps très relationnels qui me semblaient durer éternellement et de temps en temps on prend conscience du temps qui vient de se passer.
En en sortant, j'était sur les nuages et excitée, comme si je sortais d'une initiation magique. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas rencontré ce genre d'oeuvre. Je me suis senti nourrie.


Après, c'est le live d'AKAINU !!!
TATEISHI Aya

sejour au Japon -le 19 Octobre 08


le 19 Octobre 2008

Chers professeurs,

En travaillant la pièce en monologue de IONESCO , le bonheur d'y voir de l'humour international me vient aux pieds comme l'eau à la plage, en même temps difficulté de l'interpréter m'attaque comme les chauve-souris dans une grotte. Le fait de travailler avec mon vrai frère est loin d'être simple.

Sinon cette ville gère du monde de nombre ingérable, le métro part et un autre arrive d'une ou deux minutes intervalle.
Chacun sa boîte. La boîte dans laquelle je squatte est petite contenant une incroyable commodité à son intérieur.
Une étagère à chaussure avec cinq paires dessus, deux sacs fourre-tout suspendus, dix-sept boîtes à chaussure contenant chacune une paire, des bouteilles de vin, de saké, de mirin, de l'huile d'olive, de l'huile de tournesol, et de dashi, et des boîte à sel et à sucre, une armoire à chaussure avec sept paires dedans, une cuisine américaine avec deux plaques à gaz, une ventilation, une salle de bain, une armoire à vaisselle, trois poubelles, un commode, une auto-cuiseur à riz, un micro-onde, un gros thermos électrique, quatre-vingt six serviettes au-dessus d'une machine à laver, un gros réfrigérateur, un rideau et un faux rideau, une petite chaise, deux paires de futon, un téléviseur, deux aspirateurs(une grosse et une petite), un grand miroir, deux armoires, sept bouteilles(dont une est la mienne) et six tubes(dont un est le mien) de soin de beauté, mon gros sac à dos, deux boîte à ranger, quatre bouteilles d'alcool, deux bibliothèque remplies de livre, un magnétoscope, une playstation, un réveil, cinq sacs fourre-tout, une climatisation, cinq coussins, deux paires de rideau, encore deux sacs, mes trois gilets, ma salopette, vingt-neuf chemises, deux robe d'été, un gilet, onze livres par terre, trente-six catalogue de vente par correspondance, un tapis chauffant (éteint), dix-sept pantalons, une poubelle. Tout ce qui est marqué, je les vois d'ici, d'un point.
Avec les choses que je ne vois pas d'ici, cette petite boîte doit avoir une capacité inimaginable, c'est un trou noir de 18㎡.

Si tous les japonais habitent dans tels trous noirs, ça me donne envie de renverser toutes ces boîtes.



 Taches effectuees : meeting avec l'acteur, recherche de theme, dessins quotidiens, reflexion au niveau realisation, choix de scenario, deuxieme meeting avec l'acteur

Tateishi aya

le 12 Octobre 2008


le 12 Octobre 2008

Chers professeurs,


Le jour se lève avec silence et bientôt on entendra des voix ou des pas de dehors.

L'autre jour , je suis allée à l'Université d'Art de Tokyo en demandant si je pouvais participer a des cours magistraux et visiter dans des ateliers d'étudiant.
Car cette école est considérée numéro un des écoles d'art du Japon.
Un homme m'a été envoyé par le regard des gens de secrétariat. Il m'a écoutée gentiment en disant des petits " oui " de temps en temps et à la fin il m'a dit gentiment qu'en générale ils n'acceptaient personne comme ça, et il a levé sa tête et m'a regardé comme s'il me racontait la suite avec ses yeux.

Bon, c'est dommage. J'aurais dû préparer une sorte de lettre de la part du directeur de mon école ou quelque chose comme ça pour être acceptée.
Mais ce serait nul si j'en partais sans rien faire alors que je ne suis pas loin des étudiants qui travaillent.
Gardien, étudiant et personne a fait attention de ma présence pendant que je passais de bâtiment en bâtiment en traversant une route qui sépare l'Université en deux, et j'arrive dans un bâtiment qui sent des matières, bois, métal, quelque chose qui brûle... Au premier étage( à la japonaise), il y a des grosses salles de haut plafond remplies des sculptures en bois , du bois taillé et du bois tout court.
J'avais peur. J'étais complètement parano , je prenais la fuite chaque fois que quelqu'un m'a vue.
Au deuxième étage, il n' y a que des portes fermées sur un long couloir blanc.
Très calme, il n'y a personne.
Peut-être dans cette zone, les gens se connaissent bien et je risque d'ê...!!! Quelqu'un va venir !! je trace sur ma droite. En se croisant le passant m'a regardée avec " ? " .
Le papier marqué " Modèle pose" dit que je suis aux ateliers d'étudiant.
J'entrevois le dos d'un étudiant qui travaille de l'argile. Encore un passant, je fais semblant de chercher quelqu'un. Mais bon, la plupart des portes sont fermées , alors j'allais partir.
Un étudiant qui fumait la cigarette m'a demandé si je cherchais quelque chose, et après avoir discuté un peu, il m'a fait visiter des ateliers . Apparemment c'est le bâtiment de sculpture, mais j'ai aperçu des travaux qui ressemblaient à des installations ou des céramiques .

C'était intéressant de discuter de ce qui est important lors des évaluations, sur le système de concours et l'avantage de l'école( beaucoup d'étudiants tentent le concours 5-6 fois à cette école! ) .
Ce qui m'a étonnée est que le fait de donner ses références et de montrer sa connaissance de l'histoire de l'art et d'artistes contemporains ne sont pas important, les professeurs regardent ses travaux . Puis les disciplines sont spécialisées, du coup les étudiants finissent leurs études sans avoir touché à d'autres médiums que les leurs.

Les étudiants que j'ai rencontrés m'ont conseillé d'aller en cours au hasard, peut-être un jour. En fait cette rencontre m'a donné envie de faire mes trucs .

La question d'identité, qu'est-ce que de l'art, l'histoire de l'art, de l'art contemporain, ce qui pourrait être de l'art mais qui n'est pas considéré comme art ... Plus j'y pense plus j'ai envie de le continuer pourtant je sais moins comment gagner la vie avec.
Ce n'est peut-être pas encore le moment d'y penser. Mais tant que je dépense, j'y pense.


Quant à mes trucs, pour travailler sur " très japonais" comme j'en ai parlé dans le rapport dernier, je pense filmer une courte pièce de théâtre française jouée par des japonais.
Au début, j'ai commençais à écrire des scénario, alors il n'y avait aucune objectivité dedans.
Pour mieux voir la différence, je voulais voir d'abord la " japonisation " de quelque chose de d'autre pays en espérant que des éléments " très japonais " s'y montrent.

Les jours se passent même pendant qu'on songe comment arrêter le temps.

Les nourritures japonaises me japonizent tous les jours.

Tateishi aya

sejour au Japon -le 5 Octobre 08


le 5 Octobre 2008

Chers professeurs,

En espérant que vous allez bien, j'écris ce mail sans trop être sûre de ce qu'on doit écrire pour ce rapport. Mais il est temps, je me lance.



voilà mon premier rapport qui sera sans doute avec quelques fautes d'orthographe car j'ai oublie de prendre mon dictionnaire, dans ce cas, veuillez m'excuser .

après les vacances a Osaka, je suis arrivée a Tokyo hier.
c'était un samedi matin. en descendant du bus de nuit, le ciel de Shinjuku était gris, pluvieux, les gens étaient rapide, énervés ne regardent jamais personne dans les yeux, le paysage est contraste avec les enseignes colorées et le béton, en même temps harmonieux entre le béton et le ciel.

je me dis que cette ville a garde ses cliches, j'avance dans la gare pour prendre le métro qui m'amène chez une qui me loge, les gens me jettent leurs regards méfiants sûrement a cause de mes bagages qui m'écrasent en cognant les passants pressés.

Mon projet est de faire des travaux dans lesquels j'aimerais extraire " Très japonais ".

Pendant mes 9 ans d'absence au Japon, les choses qui m'étouffaient là-bas étaient devenues intéressantes et me donnent envie, aujourd'hui, de savoir ce qu'il y a au-delà de leurs apparences. La recherche de mon identité y est tentée.

Comme une écharpe tricotée avec des fils de différentes couleurs, la notion de " japonais " est nuancée par les gestes, architecture, langue, manga, nourriture, modes de vie, climat, et les gens tout ça qui se constitue par et qui constitue ce qu'on dit la mentalité.
Quand la silhouette de la communauté couvre celle des individus, cette écharpe envoie sur nos pupilles une seule couleur .
Là je vais essayer de trouver les bouts de fils qui font l'écharpe tant que je peux.
Les découverts ethniques y sont attendues.

Le fait que je ne puisse que parler du Japon / grande ville m'embête un peu.
Je n'ai pas connu la campagne.
Puis je me demande aussi si Tokyo n'est pas une ville un peu trop excessive pour parler du Japon.

A Tokyo, les inombrables distributeurs de boisson, vélos entassés, grands carrefours, les petits magasins, les poster manuscrits, les grosse écran-publicités, les habitations me font imaginer que, même si on effaçait tous les gens, je ne verrais pas trop de différence dans le paysage. Cela voudrait dire que ici n'est pas non plus le Japon que je connais?

Pourtant ici me paraît mieux pour trouver les bouts de fils de couleur. On verra.



TATEISHI Aya