Monday, December 22, 2008

sejour au Japon - le 22 Décembre 2008



le 22 Décembre 2008

Chers professeurs,

Ce vent tiède souffle très fort dehors, mais pas assez pour disperser mon cerveau.

En tout cas, je me sens positive là. Et vous?

Ce soir, il y a eu la plus grande compétition de Manzaï, une des traditions japonaises. C'est les humoristes qui jouent à deux, il y en a des humoristes jouant à deux aussi en France, mais cela n'a rien à voir.
Bref, cette compétition m'a rappelée qu'il faut savoir son propre but de ce qu'on fait.

Ces derniers temps, je tournais en rond encore ça allait partir à l'éternité.
Puis j'ai essayé de simplifier mes pensées.
Alors ça a fait remonter jusqu'à l'histoire de " J'aime " ou " J'aime pas ",
c'est à dire la décomposition de la pensée et garder le premier élément et effacer tous les autres. je pensais que la personnalité se faisait en accumulant ce choix tout le temps.
Bien sur cela ne faisait plus de la pensée ni l'idée voire ça serait la négation totale de l'histoire et la société actuelle.
Mais que c'est nul. Alors pourquoi je vais à l'école?

Tout ce que je veux, c'est d'être bien avec des gens et passer une vie en rose. Si c'est ce qu'on appelle la communication.
Mais je l'oublie souvent et aveuglée par la sale bête qui m'habite et pars en sucette.
Voilà un tour de plus. C'est comme ça que je tourne en rond.
Plus on est sérieux plus on s'aveugle.

Pourtant on ne sais même pas pourquoi on est là bêtement à se casser la tête.
Une motte de protéine.

C'est pour ça que les humoristes me passionnent.
Ils ont un oeil sec à part.
Avec cet oeil ils jouent. Jouer comme des enfants mais pour de vrai.
Ils sont aussi sacré que Jésus, car ils se donne pour leur vérité.

La rentrée me semble très loin.
Joyeuses fêtes pour tous.

Mes chaussettes sont évoluées.

                                      Tateishi Aya











Monday, December 15, 2008

sejour au Japon - le 15 Décembre 2008

le 15 Décembre 2008 Chers professeurs, Avec ma mère nous sommes allées à Naoshima en voyage. C'est une des petites îles qui se trouvent entre Honshu( le plus grande-longue île du Japon qui contient Tokyo et Osaka) et Shikoku( la petite île de quatre départements). Sur cette île, plusieurs projets artistiques ont été mis en place depuis quelques années. Celui de visiter les vieilles maisons transformées ou reconstruites pour les oeuvres d'art m'a été un tour très sympathique. Il y a aussi des musées dont un s'appelle " Chichu art museum " .Je voulais y voir surtout quelque chose de James Turell car je n'en avais jamais vu pourtant j'en avais beaucoup entendu parler. Et il y en avait. Il y en avait trois (j'en ai pensé comme des expériences poético-scientifiques de la vue par la suite). Mais quand j'étais arrivée au musée, les travaux de Turell n'étaient plus la question. Tout me semblait joli. L'architecture, les textures, la lumière, les couleurs des arbres, l'espace et surtout le silence, tout ce qui m'entourait était irréellement joli. Je pense que le parcours et le paysage, ce qu'on a du faire et percevoir avant d'arriver au musée avait rendu les choses comme des oeuvres et les oeuvres comme des bijoux. oui, ça se peut que c'est juste une euphorie de voyage. Mais l'euphorie, c'est pas ça qui est bon? Enfin, cet endroit-là était une frontière de l'univers organique et celui d'inorganique, dans cette frontière chacun des artistes essaie de donner un coeur organique a un matériel inorganique pour qu'il devienne son oeuvre d'art. C'est peut-être aussi simple et radical que le soleil qui se lève, de collectionner de jolis cailloux ou de tomber amoureux de quelqu'un. C'est vraiment pathétique d'essayer d'expliquer une telle chose. Alors ça serait plutôt que j'essaie de partager mes impressions de Naoshima avec ceux qui y ont déjà été. Parce qu'en fin de compte, le poulpe séché est, encore aujourd'hui, suspendu et se berce sous le soleil de cette petite île. Tateishi Aya

Wednesday, December 10, 2008

Un jour...

Sunday, December 07, 2008

sejour au Japon - le 7 Decembre 2008

le 7 Décembre 2008

Chers professeurs,

L'imagination est un beau cadeau offert aux humains je ne sais de la part de qui. Ce qui me plaît, c'est que l'offreur a décemment mis, avec ce cadeau, des limites radicale et explicite. Surtout celle de la compréhension. Nous préférons l'humanisation comme l'image de Dieux ou les dessins animés avec des personnages, souvent des animaux, fleurs, véhicules, qui se parlent et qui vivent comme nous. Parce que cela se comprend facilement, c'est-à-dire cela ne demande aucun effort de décodage pour comprendre. "Trop facile" est lassant. Du coup nous commençons à y donner la variété ou la multiplicité pour avoir certaine complexité. Des "certaine complexité" se classent et se reflètent comme un bloc. Un bloc nous paraît trop facile... ainsi de suite. Des fois l'entassement de " trop facile" crée une structure trompe-l'oeil. Comme quand on pense au début de l'étude de cosmologie, au regard à l'extension dans l'espace, qui était en fait pour savoir l'origine de la planète terre voir celle de l'être humain. L'intérêt part dans les deux sens opposés à la fois. On a envie des choses de plus en plus complexe à nous stimuler. Puis les gens qui sont arrivés aux ultra-complexe à en savourer commencent à voir, dans un "trop facile", les "complexités" qu'ils ne voyaient pas avant, et que c'est sans fin. Lors qu'on rencontre les choses qui nous dépassent vraiment, on n'arrive pas à éprouver ni sentiment ni émotion. On les met seulement " en dehors de la compréhension ". Comme les poèmes dada face auxquels tout le monde n'a pas su en être ému ou les détester. Je trouve que cette limite d'imagination qui bloque nos agitations sentimentales est rigolo. Cela me semble comme une mesure de compréhension et de sensibilité. C'est cette limite qui nous donne un terrain et nous y pouvons jouer un jeu qui est la vie. Chacun a sa façon de le jouer. On peut même choisir le terrain. Personnellement, j'aimerais jouer dans un terrain où il y a plus de monde sympa. Et que l'histoire de l'art m'apprend la diversité de terrains et de manières de jeu. Tateishi Aya

Monday, December 01, 2008

sejour au Japon - le 1 Decembre 2008

le 1 Decembre 2008

Chers professeurs,

Au Japon, on ne s'envoie pas de carte de Noël.
Par contre, la coutume de compter les cartes de voeu de nouvel an, Nengajo, qui sont arrivées au premier Janvier est un plaisir de début de l'année.

Pour que les cartes arrivent à temps, la Poste nous rappelle, par tous les médias, de les poster au plus tôt. Les bureaux de poste les stockent et les distribuent toutes ensemble.
La poste embauche des gens à mi-temps spécialement pour cet événement.
Quand j'étais petite, avec mon frère, on avait hâte de recevoir ces cartes, dès qu'on se lève, on allait chercher à la boîte aux lettres les cartes qui sont mises en un paquet avec un élastique. Puis on les comptait une par une devant toutes la famille, genre " Une pour maman, une pour moi...".
Normalement on se dit " Mince ! j'avais oublié celui-ci ! a, celle-là aussi ! ", et cherche précipitamment de nouvelles cartes pour y écrire " Excusez-moi pour cette carte tardive..." .

La carte entièrement manuscrite est de plus en plus rare. Je trouve que la plupart des cartes sont imprimées le texte et le dessin, et quelque message manuscrit dans l'espace laissé exprès pour.
Ce qu'il ne faut pas oublier de la carte de nouvel an, c'est d'y mettre l'animal de l'an. Il y en a douze en tout selon l'horoscope chinois, par exemple l'an 2008 est de Souris. Puis, l'an 2009 sera l'année de Taureau.

Donc, moi aussi j'en ai fait 2 de la carte Nengajo.
Une avec la tête de ma mère pour ses amis, l'autre avec nos têtes pour notre famille et nos amis.

Les coutumes sont très poétiques vu le lien entre nous et la nature, nous et le temps et l'un et les autres, elles nous retiennent à la société comme les ancres et son bateau.
Est-ce qu'il y aura aussi des cartes pour le bateau qui était absent pendant longtemps?

Tateishi Aya