le 12 Octobre 2008

le 12 Octobre 2008
Chers professeurs,
Le jour se lève avec silence et bientôt on entendra des voix ou des pas de dehors.
L'autre jour , je suis allée à l'Université d'Art de Tokyo en demandant si je pouvais participer a des cours magistraux et visiter dans des ateliers d'étudiant.
Car cette école est considérée numéro un des écoles d'art du Japon.
Un homme m'a été envoyé par le regard des gens de secrétariat. Il m'a écoutée gentiment en disant des petits " oui " de temps en temps et à la fin il m'a dit gentiment qu'en générale ils n'acceptaient personne comme ça, et il a levé sa tête et m'a regardé comme s'il me racontait la suite avec ses yeux.
Bon, c'est dommage. J'aurais dû préparer une sorte de lettre de la part du directeur de mon école ou quelque chose comme ça pour être acceptée.
Mais ce serait nul si j'en partais sans rien faire alors que je ne suis pas loin des étudiants qui travaillent.
Gardien, étudiant et personne a fait attention de ma présence pendant que je passais de bâtiment en bâtiment en traversant une route qui sépare l'Université en deux, et j'arrive dans un bâtiment qui sent des matières, bois, métal, quelque chose qui brûle... Au premier étage( à la japonaise), il y a des grosses salles de haut plafond remplies des sculptures en bois , du bois taillé et du bois tout court.
J'avais peur. J'étais complètement parano , je prenais la fuite chaque fois que quelqu'un m'a vue.
Au deuxième étage, il n' y a que des portes fermées sur un long couloir blanc.
Très calme, il n'y a personne.
Peut-être dans cette zone, les gens se connaissent bien et je risque d'ê...!!! Quelqu'un va venir !! je trace sur ma droite. En se croisant le passant m'a regardée avec " ? " .
Le papier marqué " Modèle pose" dit que je suis aux ateliers d'étudiant.
J'entrevois le dos d'un étudiant qui travaille de l'argile. Encore un passant, je fais semblant de chercher quelqu'un. Mais bon, la plupart des portes sont fermées , alors j'allais partir.
Un étudiant qui fumait la cigarette m'a demandé si je cherchais quelque chose, et après avoir discuté un peu, il m'a fait visiter des ateliers . Apparemment c'est le bâtiment de sculpture, mais j'ai aperçu des travaux qui ressemblaient à des installations ou des céramiques .
C'était intéressant de discuter de ce qui est important lors des évaluations, sur le système de concours et l'avantage de l'école( beaucoup d'étudiants tentent le concours 5-6 fois à cette école! ) .
Ce qui m'a étonnée est que le fait de donner ses références et de montrer sa connaissance de l'histoire de l'art et d'artistes contemporains ne sont pas important, les professeurs regardent ses travaux . Puis les disciplines sont spécialisées, du coup les étudiants finissent leurs études sans avoir touché à d'autres médiums que les leurs.
Les étudiants que j'ai rencontrés m'ont conseillé d'aller en cours au hasard, peut-être un jour. En fait cette rencontre m'a donné envie de faire mes trucs .
La question d'identité, qu'est-ce que de l'art, l'histoire de l'art, de l'art contemporain, ce qui pourrait être de l'art mais qui n'est pas considéré comme art ... Plus j'y pense plus j'ai envie de le continuer pourtant je sais moins comment gagner la vie avec.
Ce n'est peut-être pas encore le moment d'y penser. Mais tant que je dépense, j'y pense.
Quant à mes trucs, pour travailler sur " très japonais" comme j'en ai parlé dans le rapport dernier, je pense filmer une courte pièce de théâtre française jouée par des japonais.
Au début, j'ai commençais à écrire des scénario, alors il n'y avait aucune objectivité dedans.
Pour mieux voir la différence, je voulais voir d'abord la " japonisation " de quelque chose de d'autre pays en espérant que des éléments " très japonais " s'y montrent.
Les jours se passent même pendant qu'on songe comment arrêter le temps.
Les nourritures japonaises me japonizent tous les jours.
Tateishi aya

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